COURONNE
La phrase exacte il me semble sera celle-ci : La liberté des autres commence là où se situe la tienne. Tu emprisonnes autrui par peur de son regard, et ainsi cette prison que tu t’es si sauvagement bâti a celé ton camarade de palier qui se contraint taire face à ton mutisme méprisant et apeuré. Ce mutisme, tu le connais si bien, toi, pauvre chien errant qui n’ose sortir de sa tanière.
Il n’y aura point de justice ni de liberté dans un monde où la peur prolifère, où la plus grande pandémie n’est pas celle que l’on peut voir, ni matérialiser. Il n’y a pas de justice dans un monde où la couronne est maitresse et maitrise ceux qui rient et s’embrassent, un monde dans laquelle “couronne” n’est plus synonyme de succès ou de quête.
Il n’y plus de monde chez les Hommes qui ne cherchent plus, n’inventent plus, et se barricadent dans la voiture de la mort.
Il n’y a que soumission, oppression, dépression, qui dévaste ainsi la splendeur qu’a pu être l’Esprit au grand sens du terme.
La liberté de soi commence là où la liberté de l’autre n’est plus une menace,
La liberté de soi s’arrête lorsque l’autorité de l’autre m’est si facilement accessible,
Lorsqu’un simple haussement de voix me bouffe les entrailles,
Paisible, un goût amer, je n’ai plus d’âme et je ne suis personne d’autre que cet autre
Paisible amertume, ronge ainsi mes convictions et ma sainte singularité part en vrille,
Paisible amertume, tu me nuit de ton confort,
Confort qui pourtant m’accable jour comme nuit...
Oui, la liberté est un fil qui se bâti au fil des âges,
Car oui, l’âge est un privilège qui ne se gagne pas mais s’apprend,
Ainsi je gagne en expérience, bonne ou mauvaise, ainsi l’estime que j’ai de moi se brouille et s’estompe pour devenir action, savoir-faire, responsabilité, et esprit n’est plus critique, mon esprit critique et choisi.
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