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Le Fantôme

Il y a un fantôme dans ma maison qui refuse de sortir C’est quand tu es parti qu’il a repris vie Il m’a brandi un bout de papier blanc Et il m’a demandé de le remplir Je lui ai demandé pourquoi Et le fantôme s’est mis à rire Il y a ce bout de papier blanc dans le coin de ma maison Et ce fantôme a rejailli des ténèbres Je ne savais plus quoi faire, Alors j’ai hurlé et ça n’a pas suffi à le faire taire Il continuait à rire du soir jusqu’à l’aube Il y a un fantôme chez moi qui s’éveille à la tombée du jour Et par son mutisme, je peux deviner les formes de sa robe blanche Son éveil est aveuglant et son silence assourdissant Chaque coin de pénombre me permet d’entre-voir son sourire Il y a un fantôme, et je m’imagine toujours le pire Je sais qu’il hurle au désespoir lorsqu’il cherche la gloire C’est lorsqu’il m’a brandi ce bout de papier blanc que j’ai compris Le fantôme s’est alors mis à pleurer, et entre deux sanglots, Il m’a demandé de lui offrir encore quelques mots J’ai cherché et quel...

Ode à la contingence

 J’avais ces idées qui sautaient comme des folles J’avais ces idées et il fallait que je m’en débarrasse Alors que pourtant, la feuille blanche, elle, criait, “mais garde-les ! Garde-les !” Garde-toi bien de cette sainte simplicité, Et pourtant cette mélodie m’accapare à chaque virgule, à chaque consonne, Et je ne sais qu'en faire. C’est comme un générique qui se peaufine dans mon esprit, Et l’espoir gonfle sous ma peau, assailli par le clairon, Un désir fugace qui refuse de se taire, Une bouillie de pensées désarticulées qui rêvent de sortir prendre l’air, Se glisser délicatement sur ce papier blanc, pour ne le remplir qu’un peu Rien qu’un peu de noir sur du blanc, Rien qu’un peu pour faire beaucoup, Rien qu’un peu pour former un tout Oui, rien qu’un peu, je me méprends. J’avais cette folie qui ne voulait pas se contraindre au silence, Et cette lueur de vie infaillible sur mes doigts qui dansent Je danse sur du papier blanc, Je danse à la nuit, je danse à la liberté, Et voici qu’e...

Les recoins cachés du langage ?

Et si je porte la vérité à l’intérieur de moi, que je l’a sais ma vérité, mais que cette vérité dont il est question n’est pas accessible aux autres ? Quelles sont les formes de partage possible ? ... Et si on transposait ce concept ailleurs, comme j’aime à le faire, ces temps-ci ? Chercher la gloire, c’est crier dans le vide. Chercher la gloire, le sommet, c’est faire de la lèche à la solitude. Ainsi Parlait Zarathoustra : “Au plus mon arbre s’élève, au plus mes racines s’enfoncent dans la terre.”  L’Homme selon Zarathoustra est comparable à un arbre. Plus il s’élève, plus il connait les profondeurs obscures et abjectes de cette fameuse solitude, et là-haut, il ne pourrait que mépriser les autres arbres, qui, à leur tour, cherchent à s'élever. Il ne pourra se faire entendre ; si mon but est de me faire entendre, alors je ne devrais pas chercher les sommets. Voici une interprétation de cette métaphore : Si je souhaite lutter contre la pensée à sens unique et favoriser un échang...

Empirisme ?

Un plaisir fou émane de la passion, un feu brûle en moi, et jamais il ne s’éteindra, car il est, et restera ma raison de vivre.  Il est ma poussée vivace sur le monde qui m’entoure : En somme, le monde est une muse que j’observe au travers du prisme d’une connaissance que j’acquiers peu à peu de moi-même. Me voilà à lire de la théorie dans tous les sens, comme dans une prison qui me plaît, entre quatre murs, en pleine enquête... Me voilà à lire à l’envers, à interpréter à ma guise des concepts pourtant bien complexes ; cependant, cette passion me pousse à l'ouverture et à la connaissance, une passion qui n'a pas de direction précise mais qui cherche le remplissage, une forme si vous voulez, de condensation d'informations. La condensation ; Parlons-en. Comme dans les rêves - puisque ma vie est un rêve, un monde onirique- , je réuni une multitude d’éléments simultanés, accablée par l’impatience et par la frustration, la peur de ne rien savoir, ou bien la peur de mourir avant ...

Subjectivisme

Je pense à cette chose à la fois merveilleuse et déconcertante : L’altruisme. Imaginez quelqu’un d’entièrement dévoué aux autres, quelqu’un qui existe pour l’autre, par l’autre, quelqu’un qui n’existerait qu’en se détachant de son être.  Cependant, je pense aussi bien souvent à cette phrase : “Il n’existe pas de bonne action désintéressée.” Nulle action telle qu'elle soit n’est désintéressée.  Alors, toute action est intérêt. C'est fantastique, non ? J’imagine maintenant, une personne en profonde souffrance de la misère du monde, pleurant les larmes que d’autres ne verseront pas, abjurant les peines que mon voisin n'a pu déverser, conjurant le sort des maudits, s’éprenant ainsi des joies du monde comme des silences. Notre altruiste, déversera pour seuls mots ceux que d’autres lui glisseront sous le pas de sa porte… Revenons sur l’intérêt. N’est-il pas à double tranchant, cet intérêt ? Faut-il bannir celui qui s’intéresse et s’interroge ? Le désintéressé, n’est-il pas en d’a...

Persévérance

"Même pieds nus la pluie n'irait pas danser" Si "même pieds nus la pluie n'irait pas danser", et que "c'est en portant du chaos en soi qu'on accouche d'une étoile qui danse"... Mélangeons ces deux citations bien distinctes, décortiquons-les, et voyons ce qu'il en émane.. Est-ce que la pluie porte du chaos en elle ? Ou est-ce que la pluie, c'est le chaos ?  C'est bien joli, mais le chaos ça ne danse pas. Il faut qu'il soit pieds nus pour danser, le chaos. Est-ce que l'on pourrait imaginer maintenant, que le chaos porterait en lui une étoile qui danse ? Est-ce que l'on pourrait imaginer dans ce cas, que la pluie porte en elle le chaos, et qu'en dansant, elle accouche d'une étoile, qui, même lorsqu'il pleut, n'accouche pas ?  Partons maintenant du principe qu'avoir les pieds nus comporte un risque, surtout s'il pleut : Celui d'être mouillé, mais aussi d'avoir froid, de s’érafler bêtem...

La persistance d'une continuité

" Rien n' est permanent , sauf le changement . Seul le changement est éternel. - Héraclite " La persistance d’une continuité, ça te parle ? Ça signifie à mes yeux que le seul changement qui persiste, c’est la continuité. En somme, la seule répétition c’est le changement. C’est un peu comme quand tu passes dix fois dans la même rue en te demandant ce qui a changé, alors que tu ne t’es même pas rendu compte que tu as bifurqué vers le grand boulevard. Merde, j’ai perdu ma plume : J’ai pas d’histoire à ce propos, ni même de réflexion approfondie. Pour être honnête avec toi, je vais pas chercher midi à quatorze-heure. Je ne me casse pas trop la tête, et je prends 2-3 phrases qui viennent, avec l’espoir de ne pas radoter. À chaque article sa singularité, oui, cela suppose  qu’à chaque article, la même idée de fond. Je préférais que ce soit : À chaque idée , son article. À chaque singularité, son idée . Ou bien ; À chaque idée, sa singularité. Mais la même idée , tout le temp...